In a few words…

IMG_1077

Sometimes a few words are enough to describe the magnitude of a situation. A short time, where our attention is focused in the right place can be richer learning than attending a seminar on personal development or spirituality. This happened to me today.

 

While my students finish the work I have prepared for them, they ask me: « Play, Didi? Play Didi? « I give them the long-awaited moment when they can finally let loose. A group of four young girls ages 8 to 10 get together in a circle. Together, they jump up and down moving their hands at their sides while shouting for joy. I told myself : « What a funny game!  » It took me a few seconds to understand that  this was jump rope… without a rope.

IMG_1073

En peu de mots…

IMG_1077

Quelques fois, peu de mots suffisent pour décrire l’ampleur d’une situation. Un court moment, où notre attention est focalisée au bon endroit peut être plus riche en apprentissages que d’assister à un séminaire sur le développement personnel ou sur la spiritualité. Cela m’est arrivé, aujourd’hui.

 

Alors que mes élèves terminent les travaux que j’ai préparés pour eux, ils me demandent : « Play, Didi? Play, Didi? » Je leur accorde ce moment tant attendu où ils peuvent enfin lâcher leur fou. Un groupe de quatre jeunes filles de 8 à 10 ans se rassemble en cercle. D’un même mouvement, elles sautent sur place et font aller leurs mains sur le côté en criant de joie. « Quel drôle de jeu! » me dis-je en mon for intérieur. Il m’a fallu quelques secondes pour comprendre qu’elles sautaient à la corde… sans corde.

 

IMG_1073

The Children of the Slum

IMG_0901A Slum is a small village set in an empty area of ​​the city. Maisonettes (the word is already large) are built with materials found here and there: cement, wood, metal, cloth, garbage, etc. ..

 

Slums dwellers come from all over India. Leaving their village, they set sail in the direction of the city in the hope of finding work and live a more comfortable life. Often, the children of these families are not in school.

 

The school where I teach is at the heart of a slum in Delhi. The mission of the organization that  founded it is to educate children until they are at the same level as their peers. At that time, they will be accepted in conventional schools.

 

These children are the poorest of the poor. Their living conditions are miserable. The images broadcast on television by humanitarian agencies are true. I walked these streets, I met human misery, but also kindness and strength beyond measure.

 

Every morning I am greeted by dozens of smiling faces, excited to learn and play with me. « Hello Didi! Hello Didi! Hello Didi! « They yell at me. For them, I am their big sister, their didi. Their vigorous and intelligent minds leave me without words. They have a thirst for learning that comforts me and I know that most of them wont spend their lives in a slum.

 

I always finish my course with a period drawing. I bring paper and pencils, because these tools are not available at their school. I feel like Santa Claus when I hand them these precious gifts. I’ve never seen children so happy to draw.

 

Here are some photos of the school and my students. Yes, I teach them outside at more than 34 degrees Celsius …

IMG_0857

 

IMG_0856

 

IMG_0765

Les enfants du Slum

IMG_0901Un Slum est un petit village érigé dans un espace vide de la ville. Des maisonnettes (déjà le mot est gros) sont construites avec des matériaux trouvés ici et là : ciment, bois, tôle, toile, ordures, etc..

 

Les habitants des Slums viennent de partout en Inde. Délaissant leur petit village, ils mettent le voile en direction de la grande ville dans l’espoir d’y trouver du travail et de vivre une vie plus aisée. Souvent, les enfants de ces familles ne sont pas scolarisés.

 

L’école où j’enseigne est au cœur d’un slum de Delhi. La mission de l’organisme qui l’a fondé est d’éduquer les enfants jusqu’à ce qu’ils soient au même niveau que leurs pairs. À ce moment, ils seront acceptés dans les écoles conventionnelles.

 

Ces enfants sont donc les plus pauvres parmi les pauvres. Leurs conditions de vie sont misérables. Les images diffusées à la télé par les organismes humanitaires sont bien vraies. J’ai marché ces rues, j’y ai rencontré la misère humaine, mais aussi une bonté et une force sans mesure.

 

Chaque matin je suis accueillie par une douzaine de visages souriants, excités d’apprendre et de jouer à mes côtés. « Hello Didi! Hello Didi! Hello Didi! » me crient-ils. Pour eux, je suis leur grande sœur, leur didi. Leurs esprits vigoureux et intelligents me laissent sans mots. Ils ont une soif d’apprendre qui me réconforte et je sais que la majorité d’entre eux ne passeront pas leur vie dans un slum.

 

Je termine toujours mes cours avec une période dessin. J’apporte papiers et crayons, car ces outils ne sont pas disponibles à leur école. J’ai l’impression d’être le Père-Noël quand je leur tends ces précieux cadeaux. Je n’ai jamais vu d’enfants aussi heureux de dessiner.

 

Voici quelques photos de l’école et de mes élèves. Oui, je leur fais l’école dehors à plus de 34 degrés Celsius…

 

IMG_0857

 

 

IMG_0856

 

 

IMG_0765

 

 

Values​​, Beauty and ugliness of Delhi

The day begins with a presentation on the culture of Delhi. The director of our program specifies the priority values ​​of the Indians. I listen with an attentive ear, fascinated by a way of seeing life so different from mine. I realize that this country has done its job. Without hesitation, the woman draws a clear picture of the list:

1 – Family

2 – Respect for the elderly

3 – Hospitality

4 – Religion

5 – Sexuality

If I were asked to do the same thing for Canada, what would I answer? Is it not time that we define common values ​​and that we build our communities according to it? Wouldn’t that create a sense of belonging that would help us guide important decision making for our society?

I ask you: if you were the leader of Canada, what are the five priorities under which you would like to see your country evoluate?

Family:

Unquestionably, the family is the number one priority for Indians. Grandparents, parents, uncles, aunts, cousins, children live under the same roof. On average, 18 to 20 people share a tiny apartment. Above all, they make decisions concerning all. A cousin wants to change jobs? Another one wants to marry? The topic is the subject of a discussion with all members of the clan. One who  always decide is the paternal grandfather. He is the leader and all are happy to comply with his wishes.

The women are the ones who move in with their spouses. In my case, it would mean that as soon as I got married, I would have moved in with my in-laws to live under their roof. The grandfather of my husband would govern our lives and families of my husband’s uncles  would live with us. Phew! Just thinking about it, I’m dizzy.

For these people living on the other side of the world, considering another way of life is unthinkable. A family never separates and the life of one of its members is everyone’s business. It is clear that the evolution of North American families is disturbing. For them, life has no meaning if it is not experienced as a family.

Although it is impossible for me to imagine living in such a way, their love for the family makes me think. Obviously, I do not take enough care of mine …

I leave you with some pictures of Delhi. Here, the beauty rubs ugliness everyday.

A street corner where I live:

IMG_0746

 

The Humayun’s tomb:

DSC03217

 

Another street corner:

IMG_0750

The lotus temple:

IMG_0701

Providing electricity to 1.3 billions people…

IMG_0749

A temple on the site of the Humayun’s tomb:

DSC03213

Valeurs, beautés et laideurs de Delhi

Notre journée débute avec une présentation sur la culture de Delhi. La directrice de notre programme précise les valeurs prioritaires des Indiens. Je l’écoute d’une oreille attentive, émerveillée par une façon de voir la vie si différente de la mienne. Ce pays a fait son travail. Sans hésitation, la femme dresse une liste bien définie sur le tableau :

1— Famille

2— Respect de la personne âgée

3— Hospitalité

4— Religion

5— Sexualité

Si on me demandait de faire la même chose pour le Canada, que répondrais-je? N’est-il pas temps que nous définissions nos valeurs communes et que nous bâtissions nos communautés selon celles-ci? N’aurions-nous pas un sentiment d’appartenance qui nous aiderait à orienter les décisions importantes de notre société?

Je vous pose la question : si vous étiez le leader du Canada, quelles seraient les cinq priorités selon lesquelles vous aimeriez voir votre pays évoluer?

La famille :

Sans contredit, la famille est la priorité numéro un des Indiens. Grands-parents, parents, oncles, tantes, cousins, enfants habitent sous le même toit. En moyenne, 18 à 20 personnes se partagent un minuscule appartement. Surtout, ils prennent les décisions les concernant ensemble. Un cousin veut changer d’emploi? Une autre veut se marier? Le sujet fait l’objet d’un entretien avec tous les membres du clan. Celui qui tranchera est toujours le grand-père paternel. Il est le chef et tous sont heureux de se conformer à ses souhaits.

Ce sont les filles qui emménagent chez leurs conjoints. Dans mon cas, cela voudrait dire que dès que je me suis mariée, j’aurais déménagé chez mes beaux-parents pour vivre sous leur toit. Le grand-père de mon mari gouvernerait nos vies et les familles des oncles de mon mari habiteraient aussi avec nous. Ouf! Juste à y penser, j’en ai le vertige.

Pour ces gens de l’autre bout du monde, envisager une autre façon de vivre est impensable.

Une famille ne se sépare jamais et la vie de l’un de ses membres est l’affaire de tous. Il est évident que l’évolution des familles nord-américaines les interpellent. Pour eux, la vie n’a pas de sens si elle n’est pas vécue en famille.

Même s’il m’est impossible de m’imaginer vivre d’une telle façon, leur amour pour la famille me fait réfléchir. De toute évidence, je ne prends pas assez soin de la mienne…

Je vous laisse sur quelques photos de Delhi. Ici, la beauté côtoie la laideur au quotidien.

Un coin de rue près de notre résidence:

IMG_0746

Tombe Humayun:

DSC03217

Un autre coin de rue :

IMG_0750

Temple Lotus:

IMG_0701

Fournir l’électricité à 1.3 millard de personnes…

IMG_0749

Une temple sur le site de la tombe Humayun:

DSC03213

Choc culturel

Enfin, je le vis! Je croyais qu’il me perturberait, il me plonge plutôt dans une fascination absolue.

 

L’aéroport :

 

Plus beau et plus moderne que celui de Montréal, quelle conception erronée en avais-je! J’imaginais débarquer au milieu de la brousse, dans un édifice précaire tels ceux qu’on trouve à Cuba ou en Réplique Dominicaine. Je me suis retrouvée dans un lieu moderne, propre et convivial.

IMG_0663

 

La route vers notre flat (appartement) :

 

J’ai eu droit à la promenade de ma vie! Si les Allemands suivent les règles, les Indiens s’en foutent complètement. Les lignes sur la chaussée n’ont aucune signification pour eux. Automobiles, vélos, piétons et scooters se partagent la route et chacun zigzag à volonté, signalant sa présence aux autres à l’aide de leurs klaxons. Impossible de trouver les bons mots pour décrire la densité du trafic. Un vrai capharnaüm! Quelques familles ont érigé leurs demeures aux abords d’un viaduc sur l’autoroute. Ici, il y a tellement de monde, que les gens s’installent où ils peuvent, au risque de leur vie.

IMG_0716

 

Notre flat :

 

Situé dans un quartier de classe moyenne à classe supérieure, sa simplicité est désarmante. Cela me rappelle les années où j’étais directrice dans un camp de vacances. Partout, des affiches nous remémorent de ne pas consommer, ni même nous brosser les dents avec l’eau du robinet. Le papier de toilette va à la poubelle et non dans la cuvette. Je partage l’espace avec cinq femmes et le 7e membre du groupe est un joli lézard qui a trouvé refuge dans l’une des armoires. En secret, chacune de nous spécule sur les conditions de vie dans lesquelles vivent les plus démunis de cette ville. Nous y serons confrontés plus tard cette semaine.

DSC03182

 

La nourriture :

 

Ce n’est pas ici que je perdrai du poids. Tout est excellent! Notre chef marie à merveille les épices et les saveurs. DÉ-LI-CI-EUX!

 

Les vêtements :

 

Les femmes de notre groupe sont tenues d’acheter des vêtements locaux afin de faciliter notre assimilation dans les communautés que nous servirons. Nous passons quelques heures à choisir des tuniques de coton ( kurta )(pas le droit d’acheter celles en soie, trop luxueuses pour les communautés dans lesquelles nous évoluerons),  des pantalons bouffants ( Dupatta ) et un foulard assortit ( Chudidaar ). Tout un casse-tête pour une fille dont la garde-robe est constituée principalement de noir, blanc et gris! Ici, les turquoise, jaune, rose, mauve, vert et orange sont à l’honneur. Un festival de couleur qui me fait du bien à l’âme.

IMG_0732

Les gens :

 

Un à un, mes collègues bénévoles arrivent de partout sur la Terre. Angleterre, Afrique du Sud, États-Unis, Mexique et le Japon. Neuf d’entre eux travaillent pour la même compagnie que moi : Lilly. Les connaissant depuis moins de 24 heures, je saisis déjà que la semaine sera riche en apprentissages sur ces différents coins de la planète. Nos chemins se croisent grâce à cette expérience unique, ils occupent déjà un endroit précieux dans mon cœur.

 

Demain, nous visitons la ville. Une partie de celle-ci, car la population de Delhi grand métropolitain est de 22 millions de personnes. Le 2/3 de la population du Canada dans une seule ville!

 

Au plaisir de vous partager mes découvertes!

Cultural Shock

Finally I am living it! I thought it was going to disturb me, it rather immerse myself in absolute fascination.

 

Airport:

 

More beautiful and more modern than Montreal’s airport, I imagined it the wrong way! I thought I was going to land in the middle of the bushes, in a precarious building such as those found in Cuba or Dominican Republic. What a surprise to find myself in a modern, clean and friendly place. Here is an overview :

IMG_0663

 

 

The road to our flat (apartment):

 

I got the ride of my life! If the Germans follow the rules, the Indians do not care completely. The lines on the road have no meaning for them. Cars, bicycles, scooters and pedestrians share the road and each zigzags at will, signaling its presence to others using their horns. I can not find the right words to describe the density of traffic. A real mess! Some families have built their houses on the edge of an overpass on the highway. Here there are so many people that people settle where they can, at the risk of their lives.

IMG_0716

 

Our flat:

 

Located in a middle class-upper class neighborhood, its simplicity is disarming. It reminds me of the years I was director in a summer camp. Everywhere, posters reminds us not to eat or even brush your teeth with tap water. Toilet paper goes in the trash and not in the bowl. I share this space with five women and the 7th member of the group is a nice lizard who found refuge in one of the cabinets. In secret, each of us speculates about the living conditions in which the poor live in this city. We will face it later this week.

DSC03182

The food:

 

It is not here that I lose weight. Everything is excellent! Our chef marries wonderful spices and flavors. DE-LI-CI-OUS!

 

Clothes:

 

The women in our group are required to buy local clothing in order to facilitate our assimilation into the communities that we serve. We spend a few hours picking cotton tunics (….) (no right to buy the one in silk, too luxurious for the communities in which we will go), baggy [trousers …) and a scarf that matches (…). Quite a headache for a girl whose wardrobe consists mainly of black, white and gray! Here, turquoise, yellow, pink, purple, green, orange are honored. A festival of color, which makes me feel good to the soul.

IMG_0732

People:

 

One by one, my fellow volunteers come from everywhere on Earth. England, South Africa, USA, Mexico and Japan. Nine of them are working for the same company as me : Lilly. Knowing them for less than 24 hours, I already sense the week will be full of learnings about these different parts of the world. Our paths crossed thanks to this unique experience, they already occupy a treasured place in my heart.

 

Tomorrow we visit the city. A part of the city, because the population of Delhi Metro is  22 million people. 2/3 of the population of Canada in one city!

 

Looking forward to share my discoveries with you!

In Between

Munich

After 7 hours 32 minutes of flight , I am pleased to make a stop in Munich. To sleep sitting up with a crooked neck and a rounded back, this is not the comfort. Fortunately, I can redo my forces in a small hotel a few kilometers from the airport. Sleep a few extra hours and most importantly, take a shower with hot water . Maybe the last for a bit !

 

Munich Airport impresses me with its friendliness . I walk the corridors leading to the exit, hardly hear a whisper. Everything is polished , pristine, ordered . The spaces are large and the goods filling the store shelves are aligned perfectly. Only the language reminds me that I am in a foreign country. Never mind, all those I seek help answer me in English with kindness. Outside, it’s the same thing. Taxis are quietly waiting for their customers in a row. No horn, here we follow the rules. In the luxury bus that brings me to my hotel , I discovered landscapes similar to the ones we have in Québec. Comfortable traveling in Europe!

 

In a few hours I will go back on the plane en route to New Delhi. « You will get a culture shock  » was the comment I heard most in the days before my departure. But what is a culture shock exactly ? My intellect perceives that everything will be different . Farewell , cleanliness, order and familiar ways to doing things. But what’s it like inside ? In our mind, in our heart , in our bodies. How do we react to a culture shock ? Can we really know before living it? I do not think so.

 

In thinking about what to expect for the next 14 days , an image stands in my mind : a large whiteboard. Only white ! No photo , no message , nothing. Although it would be comforting to know , I want to welcome what is presented as is, without any particular expectations.

 

The situations encountered will collide against the contents of my subconscious. This mass of beliefs upon which my sense of security resides. That is probably the real chaos. Understanding the fact that some of our confidence can be stolen as easily as being exported into another universe.

 

But human beings have an incredible capacity for adaptation. Mine will be put to the test. Only 12 hours left before the big adventure !

Entre deux

Munich

Après 7 heures 32 minutes de vol, je suis heureuse de faire une escale à Munich. Dormir assise, le cou cassé et le dos rond, ce n’est pas le grand confort. Heureusement, je pourrai refaire mes forces dans un petit hôtel situé à quelques kilomètres de l’aéroport. Dormir quelques heures supplémentaires et surtout, prendre une douche à l’eau chaude. Peut-être la dernière pour un bout!

L’aéroport de Munich m’impressionne par sa convivialité. J’arpente les corridors menant à la sortie, c’est à peine si on entend un murmure. Tout est astiqué, immaculé, ordonné. Les espaces sont grands et les biens remplissant les étagères des magasins sont alignés à la perfection. Seule la langue me rappelle que je suis en pays étranger. Qu’à cela ne tienne, tous ceux à qui je demande de l’aide me répondent en anglais avec gentillesse. Dehors, c’est la même chose. Les taxis attendent sagement leurs clients les uns à la file des autres. Pas de klaxon, ici on suit les règlements. Dans l’autobus luxueux qui m’amène à mon hôtel, je découvre un paysage similaire à celui du Québec. Confortables les voyages en Europe!

Dans quelques heures, je remonterai dans l’avion en direction de New Delhi. « Tu auras un choc culturel », voilà le commentaire que j’ai le plus entendu dans les jours précédents mon départ. Qu’est-ce qu’un choc culturel au juste? Mon intellect perçoit que tout sera différent. Adieu l’ordre, la propreté et les façons de faire connues. Mais ça fait quoi en dedans? Dans notre mental, dans notre cœur, dans notre corps. Comment réagit-on à un choc culturel? Peut-on vraiment le savoir avant de le vivre? Je ne le crois pas.

En réfléchissant à ce qui m’attend pour les 14 prochains jours, une image se dresse dans mon esprit : un grand tableau blanc. Que du blanc! Aucune photo, aucun message, le néant. Bien qu’il serait sécurisant de savoir, je désire accueillir ce qui se présentera tel quel, sans attentes particulières.

Les situations rencontrées se heurteront contre le contenu de mon subconscient. Cette masse de croyances sur laquelle repose mon sentiment de sécurité. Il est surement là le grand remous. Comprendre qu’en fait, une partie de notre confiance peut nous être dérobée aussi facilement qu’en nous exportant dans un autre univers.

Mais l’être humain a une capacité d’adaptation inouïe. La mienne sera mise à l’épreuve. Plus que 12 heures avant la grande aventure!